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墨と膠

Sumi ou encre de Chine : le liant décide de ce qui arrive quand cela mouille

Le sumi et l’encre de Chine sont tous deux de la suie et tous deux noirs, et une fois secs ils se comportent différemment. La raison est dans ce qui tient la suie ensemble.

Est-ce votre cas ? Si la réponse dont vous avez besoin est de savoir si cela coulera à l’humidité, la question est quel est le liant — et non comment s’appelle le flacon. Les noms de marque traversent librement les catégories.

De quoi chacune est faite

Wikipédia décrit les deux compositions côte à côte. Un bâton d’encre est fait principalement de suie et de colle animale, et l’encre s’obtient en le frottant contre une pierre à encre avec un peu d’eau ; la plupart des bâtons emploient de la suie de pin ou d’huile associée à de la colle animale. L’encre de Chine élémentaire est une suie fine, dite noir de fumée, associée à de l’eau — et aucun liant n’est nécessaire, car le carbone est en suspension colloïdale et forme une couche imperméable après séchage.

Voilà la différence en une ligne : l’encre de Chine peut être imperméable sans liant, et un liant tel que la gélatine ou la gomme laque s’ajoute pour la rendre plus durable et non pour la faire fonctionner. Le sumi dépend de la colle animale pour tenir la suie, tout simplement. « Est-ce imperméable ? » n’est donc pas une propriété du mot sumi ; c’est une propriété de l’encre précise, et l’article dit explicitement que l’encre de Chine elle-même peut être imperméable ou non selon qu’un liant est employé ou non.

Pourquoi le bâton se frotte au lieu de se verser

Le frottage n’est pas non plus une cérémonie. La concentration se règle par la durée et la force du frottage du bâton, et c’est ainsi que se produit l’étendue des valeurs dans le lavis : en faisant varier la densité de l’encre par un frottage inégal, et en faisant varier la charge et la pression à l’intérieur d’un même trait. L’encre liquide toute prête existe et est courante au Japon, vendue sous le nom de bokuju (墨汁) ; ce qu’elle vous coûte, c’est ce réglage.

Ce qu’il faut regarder

L’encre de Suzuka (鈴鹿墨) est l’un des artisanats désignés par le ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, aux côtés des pinceaux de Nara et des pinceaux de Kumano dont il est question ailleurs sur ce site. Pour la question pratique, toutefois, la désignation n’est pas l’indication à lire : cherchez le liant, ou une mention explicite de la résistance à l’eau. Un flacon qui ne dit ni l’un ni l’autre n’a pas répondu à la question qu’on lui pose le plus souvent.

Pas de lien d’achat ici. L’encre qui vous convient dépend de ce que vous en faites : écrire, peindre, ou fabriquer quelque chose qui devra survivre à un encadrement sous verre ou à l’humidité — et les sources ci-dessus décrivent les matières plutôt qu’elles ne classent les produits.

Comment ces pages sont faites. Écrites au Japon par un ingénieur — vingt ans dans la fabrication, à travailler le métal, les surfaces et les finitions. C’est là toute l’expertise revendiquée ici : elle explique pourquoi ces guides s’intéressent à la matière et au millimètre, et ce n’est pas la même chose qu’être artisan ou spécialiste du thé. Nous ne possédons ni ne testons les pièces décrites ici — les données viennent des fabricants, des détaillants spécialisés et de sources publiées, et chacune est indiquée en bas de page pour que vous puissiez la vérifier vous-même. Là où les sources se contredisent, la page le dit au lieu de retenir le chiffre le plus commode. Les fabricants modifient leurs spécifications : vérifiez donc avant l’achat en vous reportant à l’annonce ou à la notice. Si quelque chose est faux ici, dites-le-nous et ce sera corrigé.
Sources

Les sources sont en anglais ; leurs titres sont donc laissés dans l’original.

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